loader image

Bas les masques !

J’étouffe sept fois

🚨 “ J’étouffe ! “ 🚨

Dimanche c’était la fête de la musique et j’ai vu un homme danser.
Il semblait être dans la fleur de l’âge mais il tenait bien le rythme.
De bonne humeur, enjoué et en présence de son épouse, ils profitaient pleinement de cette fête nationale. Rien de bien croustillant me direz-vous pour écrire un billet.
Sauf que voilà, cet homme c’était Patrick Balkany.
Alors je me suis demandé si un sosie de ce personnage sordide n’était pas en train de nous jouer un mauvais tour et puis j’ai compris.
J’ai compris que nous touchions du doigt au paroxysme de la guignolerie politique.
J’ai compris que rien ne changera tant que tout ce petit monde répugnant ne sera pas aboli.
Et j’ai compris, que ce dit monde répugnant ne demande finalement qu’à être achevé.
En poursuivant cette réflexion, j’ai compris que ces deux charlots n’étaient qu’une petite partie du naufrage actuel.

Et puis, enfin, j’ai fait un parallèle avec un autre homme, Cédric Chouviat, dont Médiapart révèle les derniers mots et qui, à quelques encablures de cette obscène danse, a trouvé la mort lors d’un contrôle de police.

Alors, une terrible comparaison fit effraction dans mon esprit : l’un dansait alors qu’il devrait être en prison pour fraude fiscale et l’autre n’est plus de ce monde alors qu’il travaillait pour nourrir sa famille.
Une même commune, Levallois-Perret mais deux réalités qui me révulsent (encore).

Alors, si je suis loin de savoir ce qu’à vécu cet homme, je veux le dire moi aussi et à sept reprises, j’étouffe !
J’étouffe lorsqu’un élu municipal condamné pour fraude fiscale puis relâché rapidement pour des raisons de santé se pavane publiquement en dansant tel l’olibrius qui devrait la mettre en veilleuse !
J’étouffe de voir la main de la Justice trembler pour les escrocs en col blanc, se prostituer pour la couleur de leurs billets et cogner sur celles et ceux qui n’ont ni l’un ni l’autre !
J’étouffe lorsqu’on applaudit les blouses blanches à 20h pendant des mois, pour finalement s’indigner qu’une d’entre elles jette par la colère de celle qui est conchiée, une pierre sur la police, dernier rempart d’un pouvoir pourrissant !
J’étouffe de constater la légitimation de la violence disproportionnée par la prégnance de celle qui est visible et par le déguisement de celle qui est sournoise !
J’étouffe sous le poids de la honte d’avoir des politiciens qui ne la connaisse pas, qui ne font allégeance qu’à leur incompétence assumée et qui dessinent un monde d’après aux étranges contours du monde d’avant !
J’étouffe de cette propagande médiatico-sondagière qui, telle une machine à purin, souille l’air respirable en permanence d’une joute à deux parties qui nous impose de choisir entre une peste et un choléra !
Et j’étouffe, terriblement, de voir ce monde agonisant, à bout de souffle ne demandant qu’à être aboli, parvenant à émerger de sa béance, encore et encore et pour lequel l’irrespirable air qu’il engendre n’est qu’une péremptoire consommation de nos vies..
Lucien Cavelier psy énervé

Partager la publication

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur print
Partager sur email